Préparer la transmission de son patrimoine est une démarche importante et nombreux sont les grands-parents qui souhaitent léguer une partie de leurs biens à leurs petits-enfants. Cependant, cette transmission par succession est encadrée par l’administration fiscale. Contrairement aux héritiers en ligne directe comme les enfants, la relation entre un grand-parent et son petit-fils ou sa petite-fille est soumise à des règles spécifiques. Le calcul des droits de succession à payer dépendra principalement des abattements applicables et d’un barème progressif. Il est donc essentiel de bien connaître ces règles pour anticiper le montant de l’imposition et optimiser la transmission de votre patrimoine.
Quel abattement est appliqué sur la succession entre grand-parent et petit-fils ?
Dans le cadre d’une succession classique, chaque petit-enfant bénéficie d’un abattement légal de 1 594 euros sur la part du patrimoine qu’il reçoit de chacun de ses grands-parents. Cela signifie que si la valeur des biens légués est inférieure ou égale à ce montant, il n’y aura aucun droit de succession à payer. Cet abattement est relativement faible en comparaison de celui accordé aux enfants.
Toutefois, il existe une situation particulière bien plus favorable : la représentation. Si l’un de vos enfants (le parent du petit-fils concerné) est décédé avant vous, votre petit-enfant vient alors en représentation de son parent. Dans ce cas, il hérite de la part qui aurait dû revenir à son parent et bénéficie du même abattement que ce dernier, soit 100 000 euros.

Comment sont calculés les droits de succession après l’abattement ?
Une fois l’abattement de 1 594 euros ou de 100 000 euros déduit, la somme restante, si elle existe, est soumise aux droits de succession. Le calcul s’effectue en appliquant un barème progressif qui dépend du lien de parenté. Pour un petit-enfant héritant directement de son grand-parent, voici les taux qui s’appliquent sur la part taxable :
- jusqu’à 8 072 euros : 5 % ;
- de 8 072 euros à 12 109 euros : 10 % ;
- de 12 109 euros à 15 932 euros : 15 % ;
- de 15 932 euros à 552 324 euros : 20 % ;
- et ainsi de suite jusqu’à un maximum de 45 %.
Le montant des droits de succession peut donc rapidement devenir conséquent si le patrimoine transmis est important et que le petit-enfant ne bénéficie pas de l’abattement pour représentation.
Quelles sont les alternatives pour optimiser la transmission ?
Face à cette fiscalité, plusieurs stratégies permettent de transmettre son patrimoine de son vivant dans des conditions plus favorables. La donation est une option très intéressante. Chaque grand-parent peut en effet donner à chaque petit-enfant jusqu’à 31 865 euros tous les 15 ans, en totale exonération de droits. S’il s’agit d’un don d’argent, un abattement supplémentaire de 31 865 euros peut même s’ajouter sous certaines conditions.
Par ailleurs, l’assurance vie constitue une autre solution de choix. En désignant un petit-fils comme bénéficiaire, il est possible de lui léguer jusqu’à 152 500 euros sans aucun droit de succession, à condition que les versements aient été faits par le souscripteur avant ses 70 ans. Ces outils de transmission permettent d’anticiper et de réduire considérablement les frais de succession pour vos héritiers.

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